Pandémie et cinéma : Quatre films à découvrir ou à redécouvrir !

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Élément propice à toute sorte de péripéties et faisant très souvent l'objet de tous les fantasmes surréalistes ou plausibles , le sujet de la pandémie dans le cinéma a été maintes fois exploités par de nombreux artistes afin de susciter l'effroi ou bien encore l'interrogation auprès des spectateurs avides de sensations. Alors que nous vivons actuellement une période de crise sanitaire, provoqué par l'apparition du Covid-19, la fiction rejoins désormais la réalité à certaines occasions.

Bien entendu, cette liste de long-métrages que je m’apprête à vous dévoiler ne sont que purs fictions et ne peuvent en aucun cas être le reflet de ce qui se passe actuellement. Malgré tout et sur le principe, ces œuvres dévoilent un aspect sombre des comportements humains lorsqu'une menace invisible affecte la vie d'une majorité d'entres nous. Il s'agit surtout d'une belle occasion de frémir devant son écran durant le temps de ce confinement !

Cabin Fever

Quand on aborde le cas spécifique d'une pandémie destructrice et particulièrement virulente, le premier film qui me vient en tète n'est autre que Cabin Fever, sorti en 2004 et réalisé par Eli Roth. Avec un plot de départ qui joue la carte du classicisme et de l'oeuvre de genre maintes fois écumés (le regroupement d'une bande de jeunes dans un cabane situés dans un coin reculé), Cabin Fever surprendra néanmoins le spectateur en l’écartant peu à peu de sa zone de confort.

Car sous son aspect d'oeuvre horrifique complètement fauché, la trame scénaristique particulièrement bien ficelé, provoquera inquiétudes, suspicions et dégoûts face à une épidémie mortel et morbide, liquéfiant à petit feu chaque porteurs de ce mal inconnue. Miam ! Huit clos horrifique, particulièrement glauque, Cabin Fever surprendra à coup sur toutes les personnes qui se risquent alors de le visionner. Il existe également deux suites dans la même veine et que je vous recommande tout autant !

Ebola Syndrome

Attention, âmes sensibles s'abstenir ! Faisant parti du cheptel de films Hongkongais présentant la marque de la catégorie 3 (classification des œuvres cinématographiques spécifique à ce territoire et mise en place en 1988 dans le but de restreindre la diffusion au moins de 18 ans), Ebola Syndrome ne fait clairement pas dans l'édulcoré ! Trash dans tous les sens du terme, ce film sorti en 1996 abordera le cas d'un porteur sain qui lors d'un viol abjecte, dans un coin reculé de l'Afrique, contractera le virus et le propagera intentionnellement pour en tirer profit. Malaisant, gore à souhait et surtout complètement fou dans sa mise en scène, ce film de Herman Yau repousse constamment les limites de l'insoutenable et provoquera bien des fois un sentiment de répugnance envers son personnage principal, individu immonde et totalement immoral.

A noter que le prologue du film reprend les événements relatés dans Untold Story (autre film de Cat.3 et que je conseille vivement si vous aimez le gore), à savoir un fait divers réel concernant l’assassinat d'une famille de restaurateurs dont la chair à servi de repas aux clients de cet établissement. Bref, si vous avez l'estomac solide et que vous êtes un tant soit peu courageux, vous passer un excellent moment auprès de cette fiction complètement déluré.

28 jours plus tard / L'armée des morts (Dawn Of The Dead Remake)

Comment ne pas passer à coté du long métrage qui a su relancer le genre zombiesque, tout en modifiant ses règles avec l'inclusion judicieuse des infectés. Cet élément survenu à cause d'une épidémie génétiquement modifié de rage, donnera un ton nerveux et incisif dans un registre qui avait de la peine à se recycler. Nous voici en prise à une menace d'une contagion qui n'a cette fois ci rien de mystique. Sous la houlette de Danny Boyle, 28 jours plus tard prend le pari de livrer un film qui déboule à deux cents à l'heure. Sans aucun temps mort, il sera bien difficile de respirer un instant tant l'action est omniprésente face à ces hordes de malades, gesticulant et courant afin de se repaître de leurs proies.

Innovant pour l'époque, 28 jours plus tard inspirera toute une flopée de réalisateurs dont Zack Snyder qui chapeautera un remake de l'illustre Dawn Of The Dead, reprenant les codes de cette nouvelle forme de danger pandémique. On peut considérer ce dernier comme une suite plus ou moins directe à 28 jours plus tard tant les ressemblances sont présentes et frappantes en terme de plans ainsi que de mise en scène. Bien que j'ai une nette préférence pour l'oeuvre original de Roméro, cette refonte n'en demeure pas moins qu'efficace et très appréciable. Tant et si bien qu'il m'arrive parfois de le ressortir pour un bon visionnage en règle, au même titre que son aîné !

Contagion

Dans un registre plutôt différent qui contraste quelque peu avec la liste mentionné un peu plus haut, Contagion est une oeuvre que l'on pourrait qualifier d'anticipation ou bien encore de fiction-réaliste. Oui, je suis bien conscient d'avoir écrit la un bel oxymore mais toujours est il que ce long-métrage assez récent, dépeins à merveille les conséquences sur la société d'une propagation telle que la connaissons en ce moment.

Réaliste en tout point, Steven Soderbergh propose la une réflexion intéressante sur un scénario qui n'est pas sans nous rappeler les événements survenus dernièrement. Dressant le rôle et les actions des gouvernements, de la population, des médias, des corps de la médecine et des opportunistes arrivistes complotistes, Contagion est effroyable de par sa justesse et son exactitude sur ce que provoquerait une propagation massive d'une forme de SRAS dans nos sociétés occidentales.